Les fruits et légumes des paysans de Rougeline.
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Avec cet "outil", découvrez tous nos fruits et légumes. Couleurs, formes, goûts, usages… vous saurez tout sur notre incroyable gamme, produite par des paysans du sud de la France, à Marmande, en Provence et en Roussillon.
Nos tomates
Nos fraises
Le marché de la tomate fraîche en France
Chiffres 2009
Les chiffres de la production et des échanges
Sources : Eurostat, Interfel et douanes françaises
• L’Europe a produit environ 16 millions de tonnes de tomates, l’Espagne se plaçant en tête des pays producteurs, avec 2 millions de tonnes
• La France a produit 562 000 tonnes de tomates, chiffre en baisse de 5% par rapport à 2008
• Les exportations ont progressé de 7%, passant à 192 988 tonnes, dont 35% vers l’Allemagne
• Les importations ont augmenté plus fortement, de 11%, atteignant 536 358 tonnes, provenant majoritairement du Maroc, puis de l’Espagne
Les données de la consommation tomate en France
Source : Kantar Wordlpanel
• La part des achats des foyers français est en baisse depuis 2 ans et atteint en 2009 17,7 %.
• 95% des foyers achètent des tomates, et en consomment en moyenne 15,3 kg annuellement
• La consommation a baissé en volume (-1,26%) et en valeur (-4,77 %)
• Les tomates rondes et grappes demeurent les plus gros segments (80% des ventes).
Petite histoire de la tomate

Grande voyageuse, la tomate est originaire d'Amérique du Sud. Cultivée par les aztèques, la tomate est introduite en Europe par Christophe Colomb. Au XVIIe, les français la cataloguent plante ornementale et l'imaginent toxique car elle ressemble à la belladonne. Surnommée "Pomme folle", elle n'est cultivée qu'en pot. Devenue "Pomme d'amour" dans le midi, elle monte à Paris avec les revolutionnaires. Elle atteint enfin le rang de la plante potagère. Depuis belle lurette, les tomates et les hommes ont scellé une grande histoire d'amour...
Les origines de la tomate
La tomate est originaire des plaines andines du Pérou. Plusieurs espèces existent alors en ces contrées, parmi lesquelles la Lypersicum Cesariforme, qui serait l’ancêtre de nos variétés actuelles. Environ 1500 ans avant notre ère, l'agriculture naît chez les peuples désormais sédentaires d'Amérique du Sud et Centrale. Ces peuples pratiquent la culture d'une petite baie rouge qui, prenant du volume et de la saveur, devient indispensable à leur existence. Ce sont les Aztèques qui en développent la culture et la sélection dans la région de Veracruz, au Mexique, lui donnant le nom de tomatl, en langage nahualt.
L’arrivée de la tomate en Europe
La tomate arrive en Europe au XVIe siècle. Elle y est transportée par les Conquistadors espagnols sous la conduite d’Hernan Cortès, qui, partis chercher de l’or, débarquent en 1519 sur les côtes mexicaines pour finalement y découvrir ce fruit, alors inconnu. La tomate s’implante tout d’abord en Espagne, où les paysans sont convaincus par les "récits culinaires" des indiens, et notamment dans les jardins de Séville. Puis elle fait son entrée en Italie, par les ports de Naples et de Gênes. Elle sera lyriquement surnommée par les italiens "Pomme d’or", à cause de ses reflets dorés.
Mais à partir de 1544, elle va être associée dans beaucoup d’esprits à la sorcellerie. Et pour cause ! L’herboriste Pierandrea Mattioli la catalogue, en raison de ses 5 sépales pointus, dans la famille des Solanacées, l’apparentant ainsi à la mandragore, plante de la même famille connue pour la fabrication de philtres d’ensorcellements. Cela lui portera préjudice pendant plus de 2 siècles… Elle restera alors bien souvent considérée comme une simple plante médicinale et ornementale. En 1600, l’agronome Olivier de Serres écrit d’ailleurs que "Ses fruits ne sont pas bons à manger", ce qui sera évidemment démenti largement quelques siècles plus tard !
La tomate en France
C’est au XVIIIe siècle que la tomate entre en France. Elle y est introduite par la Provence, depuis les ports italiens. Le Midi la surnomme dès lors "Pomme d’amour", la légende lui attribuant des vertus aphrodisiaques. Elle y reçoit un accueil chaleureux presque instantanément. Mais son caractère comestible n’est officialisé qu’en 1731, grâce au botaniste écossais Philip Miller. C’est lui qui ajoutera l’adjectif esculentum, comestible, à la dénomination scientifique Lycopersicon (terme grec signifiant "pêche de lou", faisant lui référence à la toxicité) existante dès 1694 dans l’ouvrage Eléments de botanique de Pitton Tournefort. Ce terme de Lycopersicon esculentum sera repris et adoptera sa forme actuelle avec le botaniste Linné : Solanum Lypersicum.
La tomate devient "légume" en 1778, en apparaissant dans la rubrique des plantes potagères du catalogue de graines Vilmorin-Andrieux. En 1780, Diderot en fait l’apologie dans son Encyclopédie (voir à la fin de l’article). C'est malgré tout sous l'impulsion d'un événement survenu en 1790 qu’une unanimité nationale va définitivement se créer… C'est à cette date, lors de la Fête de la Fédération, qu'un "commando" paysan de Fédérés provençaux et languedociens réclame de la tomate aux aubergistes de Paris pour accompagner leurs viandes. Les maraîchers commencent alors à produire en masse pour répondre à cette demande. La tomate et l'homme scellent ainsi une grande histoire d'amour, la tomate devenant enfin plante potagère !
Aujourd’hui…
La tomate, accablée de préjugés, a mis 4 siècles à se faire accepter à toutes les tables ! Mais elle est dès lors devenue incontournable, et joue maintenant un rôle considérable dans l’industrie agro-alimentaire. C’est le légume le plus consommé dans le monde après la pomme de terre.
La tomate, légume ou fruit ?
La tomate fait l’objet d’un grand débat quant à sa qualification. Pourquoi cette difficulté à la faire appartenir à l’une ou l’autre de ces familles ?
Bien que consommée souvent comme légume quant à sa place ou son rôle dans les repas, les botanistes qualifient bien la tomate de fruit, dans la mesure où elle présente "une enveloppe charnue servant à contenir les graines". Ainsi, les uns considèrent avant tout les caractéristiques biologiques, les autres la saveur, d’où la différence de dénomination.
Quelques phrases qui ont qualifié la tomate
"Fruit qui nous vient des peuples méridionaux, chez lesquels il est en grand honneur ; on mange sa pulpe en purée et on emploie son sucre comme assaisonnement." Alexandre Dumas, Dictionnaire de cuisine, réédition 10/18, Paris
"Ce légume ou fruit, comme on voudra l’appeler, était presque entièrement inconnu à Paris il y a quinze ans. C’est à l’inondation des gens du Midi que la révolution a conduits dans la capitale, où presque tous ont fait fortune, qu’on doit de l’y avoir acclimaté. D’abord fort cher, il est ensuite devenu très commun, et dans l’année qui vient de finir, on le voyait à la Halle par grands paniers, tandis qu’il s’en vendait auparavant par demi-douzaine… Quoiqu’il en soit, les tomates sont un grand bienfait pour une cuisine recherchée. On en fait d’excellentes sauces qui s’allient à toutes espèces de viandes." Brillat-Savarin, Almanach des Gourmands, Paris, 1803
TOMATE, s. f. (Diete.) C’est le nom que porte la pomme d’amour à la côte de Guinée, où elle croît abondamment. Les Espagnols qui ont appris des peuples de ce pays à manger ce fruit, ont adopté aussi ce nom. Ils les cultivent fort communément dans leurs jardins ; & c’est de chez eux que la culture de cette plante est passée depuis quelques années en Languedoc & en Provence où on l’appelle du même nom.
La tomate est encore une espece de morelle, mais dont le fruit n’est point dangereux : ce qui est conforme à l’observation générale que les parties quelconques de toutes les especes de solanum perdent leur qualité vénéneuse lorsqu’elles sont pénétrées d’acide, soit naturellement, soit ajouté par art, comme nous l’avons observé à l’article Morelle, à l’article , & à l’article Piment. Voyez ces articles.
Le fruit de tomate étant mûr est d’un beau rouge, & il contient une pulpe fine, légere & très-succulente, d’un goût aigrelet relevé & fort agréable, lorsque ce fruit est cuit dans le bouillon ou dans divers ragoûts. C’est ainsi qu’on le mange fort communément en Espagne & dans nos provinces méridionales, où on n’a jamais observé qu’il produisît de mauvais effets. Diderot, l’Encyclopédie, 1780
"Le dimanche matin, les ménagères des petits villages font la soupe à la tomate. Des tomates coupées en deux et nettoyées des graines, de l'eau, une burette d'huile, une friture d'oignons frits. Tout ça sur la marmite de terre bout sur le feu. Quand arrive onze heures, toutes les marmites se mettent à bouillir et le village entier sent la soupe à la tomate. Le berger est arrivé au matin et, tout lourd de fatigue et de poussière, il se repose sous les platanes. Cette odeur de soupe à la tomate est pour lui l'odeur du dimanche..." Jean Giono écrit, Le Serpent d'étoiles, 1999
Marmande, capitale de la tomate
C’est tout le savoir-faire de générations de botanistes et d’agriculteurs qui ont conduit Marmande à son rang glorieux de capitale française de la tomate. Ces hommes et ces femmes ont permis le développement d’une tomate de qualité, d’autant plus gustative qu’elle a toujours su être cueillie à maturité…
L’origine de l’aventure de la tomate de Marmande est la conséquence d’un contexte particulier… En effet, partout en Europe, le phylloxera sévit sur les vignes à partir de 1863. Mais en région marmandaise, l’issue trouvée à cette maladie ravageuse est singulière : les viticulteurs se tournent vers la production de tomates !
Et pour cause… D’une part, même si le remède au phylloxera est rapidement trouvé, il est inconcevable d'attendre la première récolte des nouveaux ceps, soit plusieurs années. D’autre part, la tomate est déjà connue dans la région. Ici on entretient des liens forts, intellectuels comme commerciaux, avec l’Italie : prélude à ces relations, le diocèse est gouverné entre 1476 et 1586 par des évêques italiens accompagnés d’artistes et de notables. Il est donc à supposer que dès le XVIe siècle, la tomate est importée dans la région par des passionnés de botanique grâce à des échanges avec leurs homologues italiens. Mais jusqu’à cet "épisode", la tomate ne se rencontre que dans les potagers.
Il ne manquait plus que le "coup de pouce"… La providentielle reconversion est initiée par un horticulteur-pépiniériste marmandais : Pierre Gautriaud. Ce dernier constate qu’en repiquant ses plants de tomate rampante, il peut obtenir une tomate de qualité supérieure et qui supporte le transport. La production "commerciale" de tomates est dès lors amorcée.
En 1869, le journal "Le cultivateur agenais" écrit : "La culture de la tomate, devenue si lucrative pour nos contrées, prend chaque jour de l’extension, dans nos potagers." Depuis, la "pomme d’amour", comme elle fut renommée selon la légende locale, y est cultivée avec amour, et un soin quotidien.
En savoir plus
http://www.mairie-marmande.fr/fr/tomate/legende.htm
En 1885, un important commerce d'expédition est mis en place par le neveu de Pierre Gautriaud depuis Marmande, par chemin de fer. Les tomates partent en nombre vers Paris et la province et vers la Grande Bretagne, mais aussi vers les conserveries, pour "prolonger la saison".
Dès 1910, conscients de la nécessité d’arriver tôt sur les marchés de consommation, les producteurs marmandais ont recours à des variétés dites "hâtives" : la Merveille des Marchés, incontournable, la Reine des Hâtives, la Perfection, la Pondorosa Ecarlate. Ce serait par hybridation naturelle que la Merveille des marchés, la Pondorosa et la Mikado auraient donné naissance, après adaptation au climat et au sol, à la "Tomate de Marmande" !
Pendant la première guerre, qui voit temporairement s’affaiblir les affaires, les rênes de l'exploitation Gautriaud passent à M. Drouilhet, jusque là contremaître de la famille. La tomate de Marmande connaît alors des mandataires de renom.
En 1931, la marque d’origine "Tomate de Marmande" est déposée par la coopérative "La Marmande" tout juste créée par des producteurs.
En 1954, le maire de Marmande et son adjoint créent un marché de gros, afin de professionnaliser le commerce de la tomate. Son succès est tel qu’il engendre la création d’un "Complexe agricole", qui réunit un "carreau" de producteurs, des bureaux, des négociants, des SICA (Sociétés d'Intérêt Collectif Agricole) et des usines qui relaient la production de la tomate.
En 1955, c'est un Syndicat interprofessionnel de la tomate de Marmande qui est créé : il vise lui à créer une tomate "sous label".
En 1965, le marché de gros de Marmande va alors commercialiser 80% de la production du Lot-et-Garonne !
En 1974, priorité est donnée à une meilleure maîtrise du marché. Les producteurs créent la CADRAM, une coopérative disposant d'un système de ventes au cadran, dégressives, comme il s'en créera 4 au total dans le département. La CADRAM, bien équipée techniquement, permet d’accroître d’année en année la productivité et donc le tonnage commercialisé. Marmande va même exporter en Espagne et en Italie !
En 1987, la tomate de Marmande se médiatise, et apparaît à tout le pays comme une "tomate super star".
La région connaît ensuite quelques difficultés, dues à la concurrence et aux intempéries. Mais 1994 est une année de réaction : la connexion du marché au cadran de Marmande avec les 3 autres marchés départementaux va désormais présenter un avantage substantiel sur le marché national des fruits et légumes. Et l’année suivante voit la naissance d’un ensemble de 15 hectares de serres. Il est destiné à créer un éco-système unique et une certification "zéro traitement". C'est le début de l'aventure Rougeline…
Idées reçues sur la tomate
Ignoti nulla cupido…
En participant à la lutte contre ces idées reçues, en cherchant les vérités, vous contribuerez à la réussite des producteurs de tomates Rougeline et, au-delà, de toute une filière. Nous sommes fiers de nos engagements et nous l'affirmons. Il vous reste maintenant à goûter nos tomates. Elles parlent…
En chemin, la tomate a perdu son goût
Henri, producteur
“Cueillir le fruit presque mûr, mettre la main à l’emballage, ne pas laisser tout faire par la machine, maîtriser la température d’entreposage... Nous cultivons des tomates pour satisfaire le goût du consommateur français qui est... une fine gueule... “
Aldo, producteur
“Seulement après, dans le magasin... mettre la tomate sous de belles lumières et le soir, mettre ce qui reste au frigo à 2 ou 3°, voire 0°, pour la ressortir encore le lendemain sous les lumières, ça ne l'arrange pas ! Et le consommateur... il faudra qu'il apprenne aussi à conserver les produits. Ne jamais mettre une tomate au frigo, même lorsquíil fait 30°... la mettre dans un endroit sombre. Vous n'en perdez pas une et vous gardez tout l'arôme de la tomate.”
La tomate est manipulée
Pol, semencier
“Il n’y a pas de tomates OGM en Europe. Aucune tomate génétiquement modifiée. C’est interdit à la production et interdit dans le commerce en France.”
La serre est un laboratoire clandestin
François, conteur
“Il y a un bonhomme qui n'était même pas agriculteur, je sais pas où il avait vu des serres, et il a monté des serres ; vous pensez, tous les agriculteurs du coin : “oh ! oh ! oh... tu as vu... il est fada ce type !” Il fallait voir comment il faisait des tomates sous serre... abri du vent, abri du mauvais temps. Ca a été une belle invention.”
Michel, cuisinier
“Ce n'est pas parce qu'elles sont en serre qu'elles sont forcément mauvaises, et ce n'est pas parce qu'elles sont en plein champ qu'elles sont forcément bonnes. Vous savez, c'est élémentaire, ça.”
Henri, producteur
“Trop de soleil... Ces dames, on va en prendre soin ; trop de froid... On va en prendre soin aussi.”
Pot de tomates cerises : les conseils d'utilisation des Paysans de Rougeline
Il est possible de le mettre en plein soleil mais à condition de l'arroser tous les jours de chaleur.
Est-ce que je peux la rempoter ?
Oui bien sûr, le pot de tomates cerises Rougeline se rempote facilement dans un pot plus grand.
Le marché de la fraise en France
Les chiffres de la production et des échanges
Sources : Eurostat, Agreste, Interfel et douanes françaises
• L’Europe a produit environ 760 000 tonnes de fraises, l’Espagne se plaçant en tête des pays producteurs avec 271 000 tonnes
• La France a produit 44 500 tonnes de fraises, chiffre en hausse de 2% par rapport à 2008
• En France, les exportations représentent 22 200 t (en baisse de 3% en volume et de 10% en valeur), et réparties pour 29% en Allemagne et 23% en Italie.
• Les importations quant à elles, progressent de 4,5% avec près de 94 000 tonnes. L'Espagne reste le 1er pays expéditeur avec 73 000 tonnes.
Les données de la consommation en France
Source : TNS Worldpanel
• La part des achats valeur fraises sur le marché des fruits est de 10,3% en moyenne par ménage français
• 72,1% des foyers achètent des fraises, et en consomment en moyenne 3,2 kg annuellement
• Le marché progresse fortement en volume (+7,4%) mais chute en valeur (-2,4%)
• La Gariguette, plus gros segment en valeur (25.7% des ventes), tire son épingle du jeu, elle progresse de 3% sur un marché en baisse. Cette variété progresse également en volume (+5,5%).
Petite histoire de la fraise
Du latin Fragaria (« fragrance ») vesca, fraisier des bois
Les prémices : fraise sauvage et culture en potager
Déjà, les Romains appréciaient les fraises pour leurs vertus thérapeutiques. Mais il s’agissait alors de fraises sauvages ; ni eux ni les Grecs n’en firent la culture. C’est au Moyen-Age que l’on commença à planter des fraisiers dans les jardins, comme ce fut le cas, en 1368, dans les Jardins du Louvre à Paris.
Au XVIIe siècle, Louis XIV, très friand de fraises, se faisait servir dès le mois de mars les fraises que La Quintinie, "directeur de tous les jardins fruitiers et potagers du roi", faisait pousser à Versailles.
A l’époque, on cite 4 variétés de fraises : la rouge, la blanche, la jaune fraise des bois et la capron.
Cependant, dès le XVIe siècle, des fraisiers canadiens arrivèrent en France sur les bateaux de Jacques Cartier. A partir de 1629, le fraisier de Virginie, rapporté du Nouveau Monde, fut introduit massivement en France par la Provence. Un botaniste d’Aix-en-Provence en répandit ensuite la culture, d’abord au Jardin des Plantes à Paris, puis dans les potagers de France, où il prit le nom de fraisier écarlate.
La culture dite "de production"
Au début du XVIIIe siècle, un ingénieur du roi et capitaine au nom prédétestiné, Amédée-François Frézier, découvrit lors d’un voyage au Chili des plants de fraisier, cultivés par les espagnols, donnant des fruits "gros comme des noix, quelquefois comme des œufs de poule, rouge pâle, avec une chair ferme à l’arôme délicat".
Il ramena ainsi cinq plants de Fragaria Chiloensis (blanches du Chili), les seuls ayant subsisté au voyage de retour… Mais ne présentant pas d’étamines, ils ne purent fructifier seuls. Cependant, cultivée au Museum d’histoire naturelle de Paris, l’espèce put être croisée et répandue. Elle donna les fraisiers Victoria, Troloppe et Rubis, et surtout Ananas (en croisement avec le fraisier de Virginie), nommé ainsi à cause du parfum de ses fraises, et duquel découle les variétés à gros fruits cultivées aujourd’hui.
Le travail de Duchesne, collectionneur de fraisiers à Versailles, repris par Duhamel de Monceau, permirent d’établir les bases des connaissances sur la fraise.
Les fraisiers mentionnés dans les écrits du XVIIIe siècle sont le fraisier des quatre saisons, le fraisier capron, la breslingue, la fraise vineuse, le fraisier de Versailles, le fraisier-buisson et le fraisier fressant, auxquels s’ajoutent le fraisier de Caroline, l’écarlate de Bath et le fraisier coucou, une espèce stérile singulière.
Le XIXe siècle voit apparaître de nouvelles variétés : la Marmotte, la France, la Saint-Joseph, première variété remontante à gros fruits à être cultivée, et ce en particulier par le jardinier en chef du Trianon, dès 1764. Puis, au début du XIXe furent découvertes la Gaillon et la Gaillon à fruits blancs.
Les fraises, à cette époque, étaient majoritairement cultivées en région parisienne pour nourrir la population, puis elles se diffusèrent (Orléannais, Périgord). Les fraises étaient acheminées vers Paris par wagons entiers, quotidiennement, d’abord depuis Hyères, puis depuis Carpentras.
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