Le dossier de presse 2010
L'abécédaire de la fraise
A comme Akène :
Surprenant mais vrai, le véritable fruit de la fraise (au sens strictement botanique du terme “fruit”) n’est pas la fraise elle-même, mais les akènes qui la recouvrent, que l’on prend communément pour des pépins. Les akènes libèrent en fait une hormone qui favorise la croissance de leur réceptacle naturel, qui devient alors une fraise !
B comme Blanche :
Blanche, c’est la couleur de nos fleurs de fraisiers, qui avec leurs cinq pétales ne manquent jamais d’égayer nos serres lors de la floraison. Un délice pour les yeux avant l’heure !
C comme Cinéma :
Vanille-fraise, c’est un accord gastronomique idéal qui a fait la joie de plus d’un gourmand. Mais c’est aussi une comédie incontournable dans laquelle Sabine Azéma et Pierre Arditi se retrouvent pour une aventure délirante. Anciens amants, espions, jalousie : tous les ingrédients sont présents pour passer un bon moment… en mangeant des ciflorettes, bien sûr !
D comme Découverte :
Si l’on doit l’évolution et la compréhension du fraisier et de la fraise en Europe à un personnage historique, c’est bien à Antoine Nicolas Duchesne. En effet, à l’époque des Lumières, en plein xviiie siècle, il entreprend de cultiver, croiser et expérimenter autour du fraisier, à tel point que ses travaux attireront rapidement l’attention de Darwin. De plus, il dessine alors des planches qui font toujours autorité dans l’univers de la botanique.
E comme Espion :
C’est un agent secret du Roi Soleil du nom prédestiné de Amédée-François Frézier, parti espionner les ports espagnols du Chili et du Pérou, qui découvrit des plants de fraisiers cultivés par les Espagnols, donnant des fruits “gros comme des noix, quelquefois comme des œufs de poule, rouge pâle, avec une chair ferme à l’arôme délicat”. Il en ramena cinq plans qui furent précieusement cultivés au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris où on appela les fraises “Blanches du Chili”.
F comme Femme :
Ce n’est pas un hasard si chez Rougeline, ce sont en majorité des femmes qui œuvrent à la culture des fraises. Bien évidemment, la nature délicate de nos fraises mérite toute l’attention de mains douces et attentives.
G comme Gariguette :
Trouvant ses origines en Avignon, la Gariguette, c’est la vraie fraise du Midi de la France. De forme allongée, son rouge intense est reconnaissable entre mille. Très juteuse, on la connaît pour son goût parfumé et légèrement acidulé qui lui valut un départ difficile dans l’histoire de la culture de la fraise. Cependant, les maraîchers de France comprirent rapidement sa valeur et c’est donc aujourd’hui la variété de fraises précoce la plus cultivée de France ! Pour les palais les plus délicats, une boule de glace ne manquera pas de compenser la légère acidité qui fait toute sa réputation.
H comme Hérédité :
Les fraises que l’on déguste aujourd’hui sont issues de savants mariages qui, au fil du temps, les ont définies telles que nous les connaissons et les aimons. Ainsi, dès le xvie siècle, les fraisiers canadiens arrivent en France sur le bateau de Jacques Cartier : ce sont les fraisiers de Virginie. Quelque temps plus tard, lorsque Frézier rapporte du Chili la fameuse “Blanche du Chili”, on tente les premiers croisements. On obtient alors les fraisiers hybrides Victoria, Troloppe, Rubis, et surtout Ananas nommé ainsi à cause du parfum de ses fraises, et duquel découlent les variétés à gros fruits cultivées aujourd’hui.
I comme Interdite :
Dans les nations indiennes de l’Ontario, au Canada, la mythologie de certaines tribus relate qu’il est interdit à l’âme des défunts de manger des fraises, sous peine de se voir refuser de revenir sur Terre. Pour eux, la fraise terrestre est strictement interdite aux habitants des enfers. Raison de plus pour s’en délecter de son vivant !
J comme Jus :
Pour un bon verre de jus de fraises, prenez une dizaine de fraises bien mûres ; de belles charlottes par exemple. Lavez-les et équeutez-les, puis mixez-les. Ajoutez alors 150 ml d’eau fraîche (plus ou moins selon la consistance voulue). À l’aide d’un chinois, passez la préparation de manière à extraire le jus des fruits. Conservez la pulpe pour un bon dessert, et versez le jus dans un verre. Il est conseillé de réserver au moins une heure au frais avant de servir, mais si vous le buvez tout de suite, personne ne vous en voudra ! Sinon, goûtez notre jus Rougeline “tout prêt”, c’est un délice !
K comme Kilo :
4 kg, c’est en moyenne la quantité de fraises savourées en France par habitant, chaque année. Nous sommes donc un pays de gourmandes et de gourmands : en effet, notre consommation de fraises a augmenté de 50 % en 10 ans !
L comme Label Rouge :
Le fameux Label Rouge qui s’applique à la majorité des fraises produites par Rougeline dans le Lot-et-Garonne, porté par l’Association Interprofessionnelle des Fraises du Lot-et-Garonne, garantit des fraises sucrées, homogènes, brillantes de belle couleur et fidèles à la typicité de leur variété d’origine. Obtenir le Label Rouge, qui représente aujourd’hui une marque de confiance entre le producteur et le consommateur, a demandé aux paysans et maraîchers de Rougeline cinq années de travail justement récompensées par trois Labels pour la Gariguette, la Ciflorette et la Charlotte. http://www.fraiselabelrouge.fr
M comme Mode :
La fraise, c’est aussi cette collerette blanche plissée, dont la mode est lancée à la Cour du Royaume de France par le Roi Henri III, au début de l’année 1578. Il ne faudra que peu de temps pour que l’ensemble des courtisans ne suive la dernière mode. La rumeur veut que ce soit Catherine de Médicis qui ait importé “la fraise” d’Italie… À cette époque, les femmes accompagnaient les fraises de crème et les hommes, de vin.
N comme Nord :
Nos voisins d’Europe du Nord font partie des plus fervents dégustateurs de fraises, à tel point qu’aux Pays-Bas, ils l’ont baptisée “La Reine de l’été”. Par ailleurs, si vous souhaitez visiter le Danemark, la cueillette de la fraise en juillet est un plan toujours très apprécié des jeunes globe-trotteurs !
O comme Origine :
Le nom “fraise” vient de la combinaison des mots latins “Fragra” (fragrance) et “Vesca” (fraisier des bois). Déjà, les Romains appréciaient les fraises pour leurs vertus thérapeutiques. Mais il s’agissait alors de fraises sauvages ; ni eux ni les Grecs n’en firent la culture. C’est au Moyen Âge que l’on commença à planter des fraisiers dans les jardins, comme ce fut le cas, en 1368, dans les Jardins du Louvre à Paris.
P comme Passion :
C’est avec une passion toujours intacte que les paysans de Rougeline cultivent leurs fraises en plein champ et sous des serres, dans des jardins suspendus, pour régaler petits et grands ; et c’est bien connu, “Passion est mère de qualité !”.
Q comme Quintinie :
En 1661, Jean-Baptiste de La Quintinie entre au service du Roi Soleil en tant que “Directeur de tous les jardins fruitiers et potagers du Roi”, à Versailles. Il doit alors pourvoir aux désirs de Louis XIV qui, en grand amateur de fraises, tient à s’en faire servir dès le mois de mars. À l’époque, on cite 4 variétés de fraises : la rouge, la blanche, la jaune fraise des bois et la capron.
R comme Remède :
On oublie bien souvent que le fraisier sauvage (Pragaria vesca) a des vertus curatives. La décoction de ses feuilles, cueillies avant l’apparition des fleurs, est diurétique et astringente. En gargarisme, la même décoction est efficace contre l’angine. Enfin, pour les hypertendus, la fraise (cultivée, car plus grande) a le pouvoir de faire baisser la tension artérielle. La cure consiste à prendre chaque jour 350 à 500 g de fraises en guise de petit-déjeuner… Voilà de quoi nous donner envie d’être stressé !
S comme Saine :
La fraise est l’un des fruits les plus riches en vitamines, et stimule donc nos défenses immunitaires. 150 g de fraises suffisent à couvrir l’apport journalier recommandé en vitamine C chez l’adulte. Assez pauvre en sucre, elle contient aussi du cuivre et du zinc, ce qui facilite sa bonne assimilation par l’organisme. En plus d’être délicieuse, la fraise peut donc être dégustée sans mauvaise conscience !
T comme Têtues :
En 1893, c’est l’abbé Thivolet qui obtient pour la première fois une “fraise têtue”, ou “remontante” en termes botaniques : la variété “Saint-Joseph”. Si l’on dit d’une variété qu’elle est remontante, ça veut dire qu’elle produit des fraises plus d’une fois entre avril (si elle est précoce) et les premières gelées de l’hiver. Si l’on décide de planter des fraises et que l’on est gourmand, la solution est donc toute trouvée ! Parmi les variétés remontantes, on retrouve notamment notre Mara des bois.
U comme Usage :
Tartes, gâteaux, charlottes, salades, soupes, jus ; seule ou accompagnée, la fraise se décline sous bien des us et coutumes.
Elle ne manque jamais d’inspirer, appelle à la nuance et ne connaît de limites que dans l’imaginaire du gourmet qui la cuisine !
V comme Variété :
Outre la fameuse Gariguette, Rougeline nous régale de bien d’autres variétés :
- La Mara des Bois, c’est la petite cousine de la Gariguette. De forme typiquement ronde et de couleur rouge sombre, son goût très doux à l’arôme boisé, proche de la fraise des bois, la rend propice à glisser dans une salade de fraises qui fera ressortir toute la rondeur de son goût.
- La Ciflorette est aussi appelée “Fragaria Ciflorette”, on la reconnaît par sa forme allongée et sa couleur rouge-orangé. Ferme et juteuse, au goût très sucré, c’est la fraise rêvée
des enfants !
- La Charlotte, c’est la fraise des gourmands et des amoureux ! Sa forme ronde et son rouge soutenu la rendent reconnaissable ; et son goût très sucré en fait la fraise idéale à déguster nature.
W comme World :
Il se produit plus de 4 milliards de kilos de fraises dans le monde. Mais la production de fraises est concentrée sur 2 pays qui totalisent presque la moitié de la production mondiale : les États-Unis très loin devant et l’Espagne. La fraise est un “fruit minceur” qui plaît : la production mondiale a presque doublé en 15 ans.
X comme Aphrodisiaque :
Qui n’a pas entendu parler des vertus aphrodisiaques de la fraise ? Avec ses formes généreuses, son rouge vif et ce goût sucré qui fait frémir nos papilles d’épicuriens depuis l’Antiquité, elle sévit encore et toujours, bien souvent accompagnée d’une petite coupe de Champagne… Incontournable, et fort conseillé aux âmes sensibles !
Y comme Yeux :
C’est un fait : nos belles fraises se mangent d’abord avec les yeux ! Choisir est une tâche bien difficile… Quelle chance ! Rien de tel qu’une bonne salade pour les goûter toutes en même temps dans un festival de nuances.
Z comme Zest :
“Zest Fraise”, c’est le nom d’un moulin à poivre bien connu. Et s’il n’est fait référence, en l’occurrence, qu’à la couleur rouge de la fraise, le rapprochement entre ces deux ingrédients est loin d’être fortuit. En effet, un zeste de poivre accompagne à merveille un petit bouquet de gariguettes.
Avril 2010, opération de ferme en ferme
Alain et Danièle Marcon, Paysans de Rougeline à Marmande ont ouvert leurs portes les 24 et 25 avril derniers. Au programme : comment poussent les tomates, la protection biologique intégrée, la découverte de différentes variétés suivie d'une dégustation...
Les visiteurs originaires du Lot-et-Garonne, mais également des alentours et même de pays étrangers (Angleterre, Chine,...) sont venus en nombre sur les 2 jours.
Cliquez ici pour en savoir plus sur l'opération de ferme en ferme
La fraise Rougeline Label Rouge sur France 3, avril 2010
La fraise Rougeline au journal télévisé 19/20 de france 3 Aquitaine, le 10 avril 2010...











